Mobilisation réforme des retraites : le point sur la position CFTC

Beaucoup viennent nous voir et nous demande quelle est notre position face à cette réforme des retraites.

Voici, la réponse du Président Cyril Chabanier et du Secrétaire Général Eric Heitz :

« Certains échanges via nos réseaux sociaux traduisent une forme d’incompréhension sur le « pourquoi » de notre présence lors de la manifestation du 17 décembre et notre absence demain dans les cortèges. Nous vous en rappelons ici les principales raisons.

La journée d’action du 9 janvier a pour mot d’ordre le retrait pur et simple du projet de réforme. Or, la position de la CFTC est claire et constante : la CFTC est favorable à la création d’un régime universel par points, régime qu’elle réclame depuis une dizaine d’années.

Pourquoi dès lors la CFTC s’est-elle mobilisée le 17 décembre ?

Notre participation à la manifestation du 17 décembre a été décidée suite aux premières grandes annonces faites par le Premier ministre le 11 décembre. Prenant la suite du rapport Delevoye, ces annonces avaient été jugées par les instances de la CFTC très insatisfaisantes (pour rappel :https://www.cftc.fr/actualites/reforme-des-retraites-la-cftc-appelle-a-la-mobilisation-le-17-decembre).

Dès lors, se mobiliser le 17 décembre permettait à la CFTC de signifier au gouvernement ses désaccords concernant ces premières annonces.

Nous sommes aujourd’hui au début d’une nouvelle phase de concertations.

Or, pour rappel, et comme elle le pratique depuis 100 ans, la CFTC privilégie les dispositifs de concertation quand le temps est au dialogue. Elle recourt à d’autres formes, telles que la manifestation quand le dialogue est fermé ou quand ses conclusions sont défavorables aux salariés.

C’est pourquoi elle ne s’interdira pas, à l’issue de cette nouvelle phase de concertations, d’appeler à nouveau à la manifestation si elle juge ses conclusions et leur traduction dans le futur projet de loi globalement défavorables aux travailleurs.

C’est avec cette « façon de faire » que la CFTC obtient depuis 100 ans des droits nouveaux pour les travailleurs. C’est aussi parce que ses appels à manifester sont rares qu’ils revêtent une gravité particulière et ont un retentissement particulier auprès du gouvernement (quel qu’il soit) mais aussi et surtout auprès de nos concitoyens.

Si vous êtes vous-mêmes interpellés par vos équipes, nous vous remercions par avance de relayer ces quelques rappels.

Amitiés syndicales »

Logement social des personnes handicapées : quels sont vos droits ?

Vous êtes en situation de handicap ou un membre de votre famille est en situation de handicap ? La CFTC vous rappelle vos droits et vous accompagne pour accéder à un logement social adapté !

Parce que nous avons tous le droit à un logement digne de ce nom, les personnes en situation de handicap peuvent être aidées afin d’être bien logées. Qu’il s’agisse de trouver un toit adapté à son handicap et à son budget ou de modifier son logement actuel afin de pouvoir y vivre dans de bonnes conditions, de nombreuses aides existent. Elles dépendent en premier lieu du type de handicap concerné (handicapés autonomes dans leur vie quotidienne et pouvant bénéficier d’un logement social ou handicapés ayant besoin d’être orientés vers des structures spécialisées).

Chiffre clé ; 35% des personnes handicapées recherchant un logement ces 5 dernières années n’en ont pas trouvé

Source : Enquête du défenseur des droits sur les discriminations

Que dit la loi ? Il existe différentes mesures concernant le logement social des foyers dont l’un des membres présente un handicap. Ces mesures diffèrent selon les régions mais en général, il s’agit d’une priorité pour les candidats locataires, de réduction de loyer ou de mesures pour adapter le logement au handicap.

  • Le DALO : Légalement, depuis le 5 mars 2017, le Dalo (Droit Au Logement Opposable) est censé garantir l’accès au logement aux personnes ne pouvant obtenir un logement décent et indépendant par leurs propres moyens. Mais dans les faits un logement inadapté au handicap est-il considéré comme non décent ? Aujourd’hui, les critères permettant de qualifier un logement d’indécent sont les suivants :
  • loger dans des locaux impropres à l’habitation ou présentant un caractère insalubre ou dangereux,
  • habiter dans un logement ne présentant pas d’élément d’équipement et de confort exigés (absence de chauffage, d’eau potable…), à condition d’avoir à charge au moins un enfant mineur ou une personne handicapée ou de présenter soi-même un handicap.
  • La loi ELAN : S’ajoute au Dalo la loi ELAN(Évolution du Logement et Aménagement Numérique) qui prévoit 20 % de logements immédiatement accessibles aux personnes handicapées moteurs dans les constructions neuves. Cette loi reste pourtant floue. En effet, elle parle également de logements “évolutifs” c’est-à-dire qui peuvent être rendus accessibles à l’issue de travaux simples. Des précisions pourtant importantes pour les personnes en situation de handicap qui ont besoin de logements adaptés à leurs besoins dans l’immédiat.

Quelles sont les démarches à faire ? La CFTC peut vous aider. Venez nous voir !